Et maintenant ?

Ce 5 mai sonnait les 200 ans de la naissance de Karl Marx. Il n’est certainement pas nécessaire de présenter cet allemand internationalement célèbre pour sa barbe bien fournie, mais surtout pour son appel à la lutte des classes et ses alertes lancées à ses contemporains sur le capitalisme. Après deux siècles, ses idées ont traversé le temps tour à tour considéré comme une hérésie, une menace et une utopie.

Pendant cette période de dénigrement, le capitalisme a pu se tailler la part belle de l’économie mondiale s’imposant comme la seule alternative à l’évolution de nos sociétés. Le travail est alors érigé comme une reconnaissance sociale, les bourgeois sont élevés au rang de généreux donateurs de cette reconnaissance à un prolétariat qui ne peut rêver que de réussite individuelle comme fin en soi. Le marché se substitue aux religions traditionnelles et la croissance remplace les dieux.

Que l’on soit en accord avec l’idéologie de Karl Marx ou non, sa pensée est réhabilitée et ses analyses du capitalisme se révèlent d’une grande justesse de nos jours. Cependant, le soulèvement ne vient pas du prolétariat du monde entier comme il le souhaitait dans le manifeste du parti communiste, mais plutôt des océans avec les tsunamis et la montée du niveau des eaux. Ce n’est pas un vent de colère qui souffle sur notre monde, mais ce sont les ouragans et les typhons qui se font de plus en plus fréquents et de plus en plus puissants. La température ne monte pas grâce aux esprits qui s’échauffent par la lutte, mais par la pollution de nos modes de production et de vie toujours plus gourmandes en énergie.

« si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l’énergie pour changer de bateau est plus productive que l’énergie pour colmater le trou. » Warren BUFFET

Nul ne peut plus ignorer la situation dans laquelle nous nous trouvons. Cependant, quelles propositions nous sont offertes ? Un accord pour le climat signé par plusieurs pays alors que l’on continue à établir des traités de libre échange (CETA, TAFTA, MERCOSUR…). Le développement des voitures électrique, alors que pour trouver du gaz ou du pétrole on pille les fonds de tiroir (sable bitumineux, extraction en mer, exploration de l’Arctique, gaz de schiste…) On nous promet une transition écologique, la diminution de la part du nucléaire, mais entre deux beaux discours se négocie la vente de 6 centrales EPR en Inde.
La croissance est morte et ne ressuscitera pas. Ce n’est pas à coup de privatisation, de simplification de la législation du travail, de cadeaux fiscaux pour les actionnaires et d’austérité toujours plus radical que le miracle va se produire. Nous ne pouvons pas continuer à subir l’accumulation de ce petit nombre à nos dépens et celui de notre civilisation qui s’effondre.
Il est temps d’arrêter de se décrotter le nombril, notre futur ne se construit plus dans l’individualisme. Il est l’heure de penser « collectif ». De recréer des communautés autonomes qui œuvrent à un avenir commun : la vie.

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